Soirée du 14 décembre : soirée festive « à la russe »

Pour la dernière soirée de l’année 2012, la Mulet Blanc reçoit des artistes montferrandais d’origine russe, chant et piano, dans une ambiance festive sous le signe de la Russie et des pays de l’Est. C’est l’occasion aussi de faire un point d’histoire pour présenter  un montferrandais du passé, connu en Russie plus qu’ici, celui qui a donné son nom à la salle que nous occupons.

 

  • Le public qui remplit la salle va rester captivé par la chanteuse Lusaber Kasanova, accompagnée au piano par Aslangeri Kasavov, son mari, dans un répertoire de musique et chansons russes, mais couvrant un éventail de genres.

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Dans une première partie « classique », il s’agit de chant lyrique, extraits d’opéras ; romances, sérénades, berceuses. Et Karina, la fille, rejoint la maman, pour un superbe morceau a deux voix qui nous enchante.

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La seconde partie est dite « romantique » :  chants populaires russes mais aussi caucasiens, géorgiens, ukrainiens, arméniens. Moment d’émotion perceptible pour une chanson consacrée à Tsibili, la ville où les artistes ont débuté dans la carrière, celle du conservatoire dont ils sont brillamment sortis.

Certains de ces chants traditionnels sont très connus chez nous : le kasachok, Kalinka, et repris en choeur par la salle.

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Lusaber chante avec un plaisir communicatif, et le public aime.

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  • La salle voûtée qui héberge les soirées du Mulet Blanc et qui convient si bien à ce genre de récital « a capella » porte le nom de « salle Auguste Ricard ». Mais qui fut donc ce « célèbre » individu ? En fait il est célèbre surtout… en Russie !

IMG_3761DSC05848-WJacques Talbot, nous présente au nom de l’association « Montferrand-Renaissance », ce personnage historique, un architecte français dans l’Europe néoclassique de la première moitié du 19ème siècle.

Très célèbre en Russie mais relativement méconnu en France, l’architecte Auguste Ricard de Montferrand qui a emprunté son nom aux origines auvergnates de sa famille,  a accédé à la célébrité par les oeuvres qu’il a réalisé en Russie dont les plus importantes sont à Saint-Petersbourg, la cathédrale Saint Issac et la colonne érigée à la mémoire du tsar Alexandre 1er, mais aussi à Moscou et à Nijni Novogorod.

Un colloque s’est tenu à son sujet à Clermont-Fd en 2008 et une exposition a été présentée à l’Hotel du Département en 2009, avec un dépliant qui donne une vue synoptique de sa vie et son oeuvre. On peut se procurer les actes du colloque auprès de l’association « Montferrand-Renaissance ».

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  • Jocelyne Veyssière expose quelques peintures réalisées sur toile de jute.

 

Elle affectionne ce support qui, dit-elle, se transporte facilement, au contraire des habituels tableaux (elle en fait aussi).

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La prochaine soirée au Mulet Blanc, c’est le 11 janvier 2013, avec le groupe Philou Blues.


Soirée du 7 décembre : un voyage en Amérique du Sud

Les accents du Chili et de l’Argentine, de la Colombie, de la Bolivie et du Brésil résonnent ce soir sous les voûtes, devant un public amateur et conquis.

La voix, c’est celle de  Claudia Urrutia,  la Chilienne,  déjà venue chanter au Mulet, à Tue-Tête.

IMG_3699Cette fois, c’est en en une autre compagnie.

Celle de Daniel Perez, l’Argentin, guitares de taille diverse et autres instruments étranges.

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Et de Marie Crouzeix, aux flûtes de toutes sortes y compris la traversière.

Le trio PUC comme Perez – Urrutia – Crouzeix.

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Chants traditionnels de ces pays, en langue espagnole bien sûr.

Rythmes tantôt mélancoliques, tantôt endiablés. On frappe des mains et du pied pour une samba, on se dandine pour un boléro.

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Et pour le tango, des experts entrent en piste.

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Les textes sont bien mystérieux pour la plupart d’entre nous, non hyspanisants. Alors, ils nous en traduisent quelques uns parmi les plus humoristiques, joignant le geste à la parole.

Et cela se termine par des applaudissements soutenus et bien mérités.