Soirée du 21 septembre : lonesome crooner et tableaux de nus

Comme à chaque soirée, le Mulet Blanc fait place ce soir à l’art musical, et à un art viusel, pour un public composé en partie d’habitués, et en partie de nouveaux.

Dan-O-Sonic chante et s’accompagne de sa guitare

 Son style crooner ravit les amateurs de ces grands succès des années 40, 50, 60 ; de Sinatra, Presley et bien d’autres.

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Slow rock, rhumba, valse et mambo, il susurre, selon ses propres termes, des morceaux qui distillent un mélange d’euphorie, de mélancolie, de nostalgie et de sensualité.


Les refrains familiers sont repris en choeur et l’on ne se prive pas de danser sur les airs langoureux.

Alain Allauze, un peintre expressionniste…

Et c’est là une facette seulement de ses talents qu’il présente avec une infinie modestie, se déclarant, pour ce qui concerne la peinture, en cours d’apprentissage…

Il se dit plus proche de l’émotion que de la rigueur formelle ou le jeu  de la lumière. Il avoue à ce titre  une prédilection pour l’expressionnisme ( allemand notamment ), les fauves, mais aussi Van Gogh, Matisse (sans pour autant renier les autres courants, qu’ils soient impressionnistes voire  même pompiers ! )…  et parallèlement un respect sans borne pour le « dessin » pur, le graphisme au trait tel que la période de la Renaissance et le XIXème siècle l’a diffusé de façon privilégiée…

Il a choisi de présenter une série de compositions à base de nus.

 

On se prend à espérer  qu’il n’en finisse pas d’apprendre…

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Soirée de rentrée : ou l’on entend des voix…

Pour cette soirée de rentrée, le Mulet Blanc a invité deux jeunes artistes clermontois qui nous proposent un concert d’un genre particulièrement difficile, le chant lyrique.

Un public nombreux est venu écouter les œuvres classiques dont ils ont constitué leur répertoire d’un soir. Leur talent et leur entrain ont fait mouche.

Karina Kazanova, chanteuse, est élève du conservatoire de Clermont.

Elle interprète, d’une voix très assurée, mêlant douceur et force, des chants d’un large éventail de styles et de langues. Elle présente successivement chaque œuvre avant de l’interprèter avec tout le jeu de scène qui va avec le chant.

Après des extraits du « Mariage de Figaro » (Mozart), elle se fait espiègle pour  « Deux hommes valent mieux qu’un », … ,   Pin-up pour  « Les filles de Cadix » (Leo Delisbes). Mélancolique pour « Le chant du cygne » (F.Schubert), … Et bien d’autres morceaux plus ou moins célèbres.

Nicolas Husson  l’accompagne au piano.

Il est aussi élève et lauréat du conservatoire de Clermont, en piano  mais également en chant lui aussi . Par ailleurs il enseigne le piano. A l’entracte, pendant que Karina repose sa voix, il joue solo quelques  morceaux classiques :  valses de Chopin, étude pour piano de Mozart ; et pour finir, il élargit le spectre avec des morceaux de blues endiablés.

Ces jeunes sont aussi à l’école de leurs parents : la maman de Karina est elle-même  chanteuse lyrique et son père pianiste. D’origine russe, ils ont fait carrière dans leur pays d’origine avant de jouer aux  Etats Unis, puis finalement de s’installer à Clermont ; ils donnent eux-mêmes des concerts entre autres dans la région. Pour le grand plaisir du public encore présent, et en toute simplicité, ils acceptent de « jouer les prolongations ».

Madame  entonne « O Sole Mio », chanson napolitaine universellement connue, et morceau de bravoure, puis mère et fille chantent ensemble  « Barcarolle » (extrait des Contes d’Hoffmann, Offenbach) ; séquence émotion, séquence ovation.

Pas de doute, ces jeunes ont devant eux une belle carrière artistique, et c’est ce qu’on leur souhaite.

Michelle Jarrige a accroché quelques uns de ses tableaux.

Il s’agit de compositions  en relief. A partir d’une image support (une affiche, une publicité, une partition…), et en utilisant divers matériaux (papier, tissu,…) elle découpe,  habille par collage, souligne une forme … Elle dit s’attacher à mettre en valeur des « détails ».
Et comme chacun sait, le diable se cache dans les détails ; il faut donc regarder ses tableaux de près.